Reconnexion
Revenir dans le corps
« Je sens à nouveau des choses. »
Le protocole RESET
Quatre phases, cinq piliers, trois ancres par jour. Voici ce que le protocole demande, quand il le demande, et ce qu'il coûte vraiment.
Rien n'arrive à pleine dose le premier jour. Une pratique qui y arriverait serait la première à tomber.
01 Le mouvement intérieur
Chacun arrive quand le précédent a fait de la place, et aucun ne s'arrête quand le suivant commence. Voici, pour chacun, la phrase que tu diras le jour où il sera là.
Revenir dans le corps
« Je sens à nouveau des choses. »
Réguler, réagir moins
« Je réagis moins fort, moins vite. »
Tenir dans la durée
« Mes journées se ressemblent, dans le bon sens. »
L'énergie revient
« J'ai envie, pas juste besoin. »
Ancrer dans ta vie
« Je ne reviendrai pas en arrière. »
02 La journée
C'est ce qui tient la journée, de la semaine 4 à la semaine 13. Les durées sont celles de la pleine charge ; la phase I en demande beaucoup moins.
Au lever
L'assise du matin est l'ancre qui ne saute jamais. Un jour de catastrophe : trois minutes, jamais zéro.
À midi
La pièce la plus fragile du protocole. Elle s'accroche à un geste qui a déjà lieu, jamais à une heure.
En soirée
À partir de la semaine 5. Les autres soirs, la fenêtre reste vide, et c'est voulu.
Au coucher
Jamais de stretching dans l'heure qui précède : le sommeil passe avant la séance.
Et matin et soir, quatre-vingt-dix secondes pour le relevé du journal. C'est le geste le plus prédictif de tout le protocole : qui relève tient.
On sacrifie dans cet ordre, jamais un autre : la soirée, puis le midi, puis l'assise du soir. L'assise du matin ne saute pas. Sous pression, les ancres se réduisent en durée, jamais en nombre : trois ancres à trois minutes valent mieux qu'une seule à trente.
Rattraper. Une journée ratée ne se rattrape pas : pas de séance doublée le lendemain, pas de moyenne à combler, aucune note sur une assise. Manquer est normal. Faire est le résultat.
03 Les cinq piliers
Ils ne se travaillent pas l'un après l'autre : ils montent ensemble, à des vitesses différentes, et chacun a sa semaine d'entrée.
SO
La lumière au réveil, le téléphone plus tard, une heure de lever stable. C'est la fondation : tout le reste s'appuie dessus.
Entre en semaine 1
NU
La caféine déplacée, puis des repas à heures fixes. Le seul pilier qui ne coûte pas de minutes : il coûte des décisions.
Entre en semaine 1
MO
Les marches après les repas, la séquence du matin, puis les trainings, le stretching et le froid. Le pilier le plus lourd en temps.
Entre en semaine 2, à pleine taille en semaine 8
RE
Deux à trois minutes après le repas de midi. Et quatre sessions longues, toujours encadrées : la longue ne se fait jamais seul.
Entre en semaine 1, quatre sessions datées
ME
Deux assises, une le matin avant le café, une avant le coucher. Elles perdent leur compte, jamais leur durée.
Entre en semaine 1, complète en semaine 4
Fais glisser le graphique pour le voir en entier.
04 Le déroulé
Une phase s'ouvre au call qui la commence, jamais avant. Tu n'as jamais plus d'un mois devant toi. Les trois creux sont datés d'avance, parce qu'un creux annoncé se traverse, quand un creux découvert se lit comme un échec personnel.
I
Semaines 1 à 4 · le verbe est voir
Ce qui s'installe. La lumière au réveil et la caféine déplacée, les deux seuls comportements qu'on change d'emblée. Puis les trois ancres, les marches après les repas, et la première session encadrée au jour 24.
Ce qui disparaît. Rien. C'est la seule phase des quatre qui n'enlève pas.
Le creux · jours 10 à 15
La nouveauté retombe, les résultats ne sont pas encore là, et le sevrage de caféine peut mordre. C'est le pic d'abandon de tout le protocole. On baisse la durée, jamais le nombre d'ancres.
« Ma journée a une structure. »
II
Semaines 5 à 7 · le verbe est tenir
Ce qui s'installe. Le mouvement prend sa taille : deux trainings par semaine, une séance de stretching, puis le froid en fin de douche. Le but n'est pas d'endurer, c'est de rester calme pendant un stress que tu as choisi.
Ce qui disparaît. Le support de l'assise du soir, en semaine 7. Même durée, même créneau, plus de compte ni de ratio. C'est le premier retrait du protocole, et il est plus dur qu'un ajout.
Le creux · semaine 7
Le vide devient conscient : les fuites ne fonctionnent plus et rien ne les a remplacées. Rien n'est ajouté cette semaine-là, marches comprises. Une solution offerte ici deviendrait la fuite suivante.
« Je traverse sans fuir. »
III
Semaines 8 à 10 · le verbe est choisir
Ce qui s'installe. Trois gestes, un par semaine, et chacun dans le réel : un inventaire de ce que tu portes sans l'avoir choisi, une décision que quelqu'un d'autre pourrait vérifier, une demande adressée à une personne vivante.
Ce qui disparaît. Le compte de l'assise du matin, à son tour.
Ce que tu vas trouver : que ce qui n'est pas daté n'a pas lieu. Réfléchir à ses injonctions est agréable et ne coûte rien. Le non se dit à une date, la demande se fait à une date.
« Je décide, et je le prouve. »
IV
Semaines 11 à 13 · le verbe est ancrer
Ce qui s'installe. Ton Protocole de Vie, écrit à la main, une section par jour. Ta carte de rechute, ta direction à douze mois, et deux ou trois personnes prévenues.
Ce qui disparaît, et c'est l'essentiel. L'éventail passe de treize pratiques à trois. La consigne s'arrête pendant sept jours. Le coach se retire : c'est toi qui mènes les deux derniers calls.
Le creux · semaines 11 et 12
La peur de la fin. Les anciens réflexes reviennent tester la structure, au moment exact où l'accompagnement se retire. Le retrait est annoncé dès la semaine 10, jamais subi.
« Je tiens sans toi. »
À la fin des 90 jours, tu ne prends plus les mêmes décisions, parce que tu n'es plus dans le même état.
05 Avant de commencer
Tout commence par un questionnaire d'admission. Une réponse négative se donne sur ce que tu as écrit, et elle se donne avant de commencer, pas au bout de trois semaines.
Une remise en forme change ce que le corps peut faire. Une thérapie change le rapport au passé. RESET change l'état dans lequel tu te lèves le matin : ta physiologie, ton état intérieur, tes décisions, et ton lien à toi-même et aux autres. Les quatre bougent ensemble, ou aucun ne tient.
Pas de guérison, pas de résultat garanti, pas de disparition de la voix qui te critique de l'intérieur.
Ce qu'il donne à la place : un cadre de sécurité écrit, des critères de passage identiques pour tous et annoncés d'avance, et son coût réel, dit avant l'achat.
Il te faut au moins cent minutes libres par jour pour les semaines 8 à 13, où le protocole en demande quatre-vingt-cinq. Sans cette marge, la première semaine chargée fait tout tomber. En dessous, ce n'est pas un refus : c'est un report à la cohorte suivante.
Certaines situations ne vont pas avec ce protocole. D'autres sont possibles, avec l'accord écrit de ton praticien. La liste est courte, et elle est juste en dessous.
Le protocole n'est pas adapté en cas de :
Dans ces cas, je te le dis simplement, et je t'oriente vers quelqu'un si je le peux.
Possible, avec l'accord écrit de ton praticien. Un suivi psychologique en cours n'est pas un motif de refus : le protocole travaille l'hygiène de vie et la régulation, pas le rapport au passé. Il faut seulement que ton praticien soit au courant et d'accord. C'est la même chose pour un traitement psychotrope, un trauma accompagné par ailleurs, un trouble cardiovasculaire stabilisé, un diabète sous traitement, des migraines sévères ou un glaucome, ou un projet de grossesse. Certaines pratiques sont alors retirées de ton protocole.
Si tu traverses des idées suicidaires en ce moment, n'attends pas d'en parler : appelle le 0800 32 123 en Belgique, ou le 3114 en France. C'est gratuit, et quelqu'un répond jour et nuit.
06 La suite
La date n'est pas fixée, et je préfère le dire plutôt que d'annoncer un mois au hasard. La liste d'attente est prévenue en premier, avant l'annonce publique.
À l'ouverture, un questionnaire d'admission : ta santé, et le temps dont tu disposes vraiment. Si le protocole ne peut pas démarrer maintenant, je te le dis par écrit. Sinon, trente minutes d'appel, gratuites et sans engagement, pour décider à deux.